La peur

Nous  vivons avec une mauvaise conception de la peur, la version hollywood du genre si tu as levertige ferme les yeux ne regarde pas en bas et traverse le pont, si tu tombe accroche toi ton sauveur viendra t’aider. Mais la peur est inhérante à la survie, elle fait parti de nous autant que lamour. Nous devons apprendre à chérir nos  peur nos doutes afin de vivre  en sérénité avec nous même. Si l’on a peur du noir et que l’on se retrouve dans une grotte sombre, il ne faut pas fermer les yeux et se figer ou avancer dans le vide. Il faut accepter la peur la laisser nous envahir yeux grand ouvert, une fois touché le fond d’une peur elle disparait, laissant place à l’éspoir du possible. Nos yeux s’adaptent si on les garde ouvert, et petit à petit nous voyons dans l’obscurité, la peur disparait d’elle meme si on lui fait face.

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L’illusion du choix que nous fuyons

Le plus grand nombre passe sa vie à se formater dans des cases en brandissant le drapeau de l’être assujetti à sa société. Nous n’avons plus le choix, disons nous. Métro, boulot, dodo, en attendant des vacances « bien méritées ». Si quelque chose vient nous obliger à justifier d’avoir choisi une vie dont nous nous plaignions sans cesse nous nous réfugions derrière les dettes et les responsabilités financières. Effectivement, le petit pavillon meublé contemporain avec monospace garé derrière porte automatique ça coûte cher et puis après tout « travailler c’est mériter »… La dette de chacun et de chaque nation, nous enchaine à nos styles de vie. Comment au fait ? Nous savons tous qu’ aucun état ne peut saisir ce que nous n’avons pas ou plus. La banque de France fait table rase de millions d’euros de dettes de particuliers tous les jours. Nous vivons dans des sociétés privilégiées où la nation nous nourrit et nous héberge gratuitement, pour peu que l’on ait vraiment rien. Alors comment sommes nous tenues par ce système? Par ce que nous choisissons d’envier. Nos possessions nous possèdent. Nous voulons choisir une maison, une voiture, un canapé, un restaurant etc. Alors ne nous plaignons pas de cette vie qui s’impose à nous, nous et nous seuls la choisissons. Si nous avions envie de vivre sous n’importe quel toît en nous nourrissant et en nous divertissant avec ce que la nature nous offre nous le pourrions facilement. Mais voilà, nous voulons le monospace de la dernière pub, les soirées cinéma, la jolie bague, les dernières Nikes etc. Alors assumons nos choix ou changeons les. Si chaque matin je pars au même travail médiocre en sachant que c’est un choix qui me donne accès à ce que je veux, alors je ne le vit plus comme une contrainte. Si je refuse de me contenter de cette vie, je quitte le système, je vie de toute simplicité et je n’envie plus les jolies petites robes en vitrine puisque j’ai choisi de ne plus en vouloir. Regardons la Grèce aujourd’hui, au fond si elle ne rembourse jamais un centime de sa dette nationale ce n’est pas elle qui va trembler le plus fort, c’est le système international d’argent fictif qui repose sur des fausses obligations de remboursement qui risque de s’effondrer. Les Grecques pourront trouver un nouveau modèle de société autonome, seul les riches auront perdu le pouvoir que leur donnait cette richesse. L’argent n’est que pouvoir. Le papier ne se mange pas et surtout des zéros en plus sur un compte ne nous protègeront jamais des tempêtes. Alors levons-nous, arrêtons de fuir nos responsabilités individuelles et collectives, nous avons le choix et c’est à chacun de choisir quel avenir il veut tracer dans ses pas.

« Là ou se trouve une volonté, il existe un chemin. » Winston Churchill

L’amour véritable

Le véritable amour ne peut par définition jamais faire mal. Pourquoi? Car l’amour véritable n’est pas un sentiment il est un état de fait. De même que le bonheur. L’amour ne peut se chercher, s’entretenir ou s’envoler, il existe de lui même. Pour connaître ce véritable amour il faut avant tout prendre conscience de notre âme, et comprendre qu’il existe un éveil de l’âme, dont les pensées et les sentiments sont des outils, et non l’inverse. En notre âme réside la capacité à connaître l’amour pur et le bonheur. L’âme n’est sujette ni au temps ni au vécu, elle est l’essence même de notre être. Hors nous vivons bien souvent sous l’emprise de notre esprit. Dans notre esprit résident nos sentiments, nos angoisses, nos idéaux, nos espoirs et nos craintes. Toutes ces notions nous empêchent bien souvent d’accéder à la véritable forme d’amour. Cette amour la est éternel, il est indépendant de nos désirs, de nos besoins et de nos peurs. Il n’existe donc aucune preuve d’amour autre que celle d’accepter l’amour sous cette forme, acceptant de ce fait l’éveil de notre âme. Il n’y a aucune crainte à avoir de cette amour, puisque le temps et les circonstances ne peuvent y nuire. Il n’existe aucun besoin de posséder le fruit de cet amour, donc aucune crainte de le perdre. Le seul frein est la peur de l’inconnu, celle que notre esprit nous impose. La seule souffrance d’aimer serait d’essayer de nier ou de contrôler cet amour. En laissant l’amour exister en nous, le bonheur devient une évidence à notre portée en chaque instant. Et même l’envie que nous nourrissons de partager cet amour, n’agit pas sur l’essence même de l’amour, puisque il est indépendant de nos envies. La déception éventuelle de ne pouvoir le partager reste un sentiment propre à notre esprit qui ne saurait gâcher le bonheur de notre âme face à l’amour accepté.

« Pour que la véritable énergie de l’Amour puisse traverser votre âme, elle doit vous trouver comme si vous veniez de naître.

Pourquoi les gens sont-ils si malheureux?

Parce qu’ils veulent emprisonner cette énergie. Ce qui est impossible.

Oublier l’histoire personnelle, c’est garder ce canal pur, laisser chaque jour cette énergie se manifester comme elle le désire, se laisser guider par elle. »

Paulo Coelho

L’évidence de l’imperceptible

Soudain le sentiment que la pièce manquante d’un puzzle nous apparait, que tout parait plus évident, plus logique, sans pour autant pouvoir y mettre des mots ou des explications. Ce qui paraissait complexe parait soudain simple, les problèmes deviennent des portes ouvertes sur un infini de solutions que je ne cherche pas à contrôler. Mes principes se nuancent je me rend compte que les cases du bien et du mal sont bien simpliste pour la profonde complexité des choses de la vie. Juger revient forcement à réduire une infinité d’éléments à une vision restreinte et figée dans le temps. L’appréciation de tous ces éléments qui nous apparaissent doit servir uniquement à améliorer l’instant présent sans porter de jugement sur l’instant passé ou d’anticipation sur l’instant future. Nous passons nos vies à limiter notre champ de vision et d’action à des obstacles qui ne sont que des nuances de la réalité et qu’il appartient à nous seuls de percevoir autrement. Toujours vouloir réduire le monde, la vie et l’être humain à des concepts que nous pouvons facilement concevoir, appréhender et nous leurer à contrôler. La vie ne se juge pas sur cliché, la vie ne se raconte pas, la vie se vie, la vie se saisit en chaque instant. Ces questions qui me faisaient réfléchir auparavant me font sourire aujourd’hui. Enfin je suis libérée de l’emprise du temps, du pouvoir de l’extérieur et de la tourmente des expectations et des déceptions. Il n’appartient qu’à nous de nous arrêter.

« on voudrait pouvoir s’arrêter,
regarder simplement l’aube qui vient, poser la
main sur la pierre froide, saluer la lumière,
dire les premiers mots, écouter le crissement
du sable, le feu de l’air, le bruissement de l’eau,
la rumeur des choses qui commencent mais le jour
est déjà le soir, on n’a rien pu saisir, on reste
vacant à regarder ses mains »

Jacques Ancet, de l’infime à l’imperceptible

L’aube d’un jour nouveau

Il viens un moment dans la vie de chacun où nous ressentons le besoin d’un nouveau départ, un changement profond qui ne laissera de nos vies tourmentées qu’un souvenir lointain. Une succession de ces petits signes que la vie nous envoi, qui soudain nous font apparaitre une évidence absolue. Cette évidence que je ne voyais plus depuis longtemps, celle du bonheur qui m’est soudain apparut plus fort que jamais. Le bonheur sous sa forme la plus simple, celui qui ne dépend de rien d’autre que l’amour. Celui que l’on touche du bout des doigts à chaque fois que l’on laisse le temps nous échapper pour chérir le bruit des vagues sur les rochers, pour admirer la lueur des étoiles dans le ciel, ou pour se plonger dans le regard d’un enfant aimant. Prise depuis longtemps dans un tourbillon qui m’empêche d’accéder au bonheur du moment présent, toujours plongée dans l’aboutissement d’hier et l’anticipation du lendemain. J’ai longtemps rêver de paysages lointains, de plages paradisiaques, sans réussir à imaginer comment amener une forme d’apaisement à la vie que j’avais déjà. Puis soudainement je me suis aperçue que le changement pouvait venir de moi, de ma perception des choses, qu’il suffisait de reprendre confiance en qui je suis et de me laisser guider par mes convictions. Ouvrir au monde entier une part de moi que je cachais depuis trop longtemps par peur de la déception. Accepter que sans peur il n’y a pas d’amour, que si nous puisons notre force dans la conviction de cet amour laissant l’instinct nous guider alors il n’y a plus de frontières au bonheur. Le bonheur ne dépend pas de ce que nous pouvons contrôler il dépend de notre capacité a tirer le meilleur de tout ce que la vie nous apporte. Renoncer au regret et à l’anticipation et ne croire qu’en nos certitudes les plus intimes. Demain je le sais sera le premier jour du reste de ma vie, je sens le courant du changement traverser mon corps à chaque souffle. Le soleil se couche sur mes erreurs du passé et ouvriras la voie à un avenir meilleur, construit espoir par espoir, instant par instant pour me guider vers l’évidence du bonheur. « Lorsque tu arrêtes de courir après les mauvaises choses, tu donnes une chance aux bonnes choses de t’attraper »